Raïssa Fatima Tabaamrant
Id-salem est le village natal de la célèbre chanteuse marocaine Fatima Tabaâmrante. Cette dernière vit depuis plusieurs années à Agadir, mais elle garde toujours son attachement au bercail, et ce par sa contribution, en grosse partie, à la construction de la mosquée du village. Aussi, depuis que la source d'azemmour est à sec, elle a organisé, à sa propre charge, le programme de l'irrigation des oliviers de l'oasis. D'ailleurs, à travers ses poèmes, elle avait toujours fait allusion à l'environnement et la protection de la nature. Les gens du village apprécient le geste de Fatima à leur égard et le considèrent comme étant généreux et humanitaire. Grâce aux recherches qu'elle a effectuées dans le domaine de la culture amazigh, ses chansons, appuyées par une poésie basée sur l'ancien vocabulaire amazigh presque disparu, sont vite estimées par le public marocain qui les juge comme étant, à la fois, captivantes et significatives. En écoutant ses chansons, on se rend compte qu'elle avait déployé des efforts considérables pour le bien être de Tamazighte que pour celui de la femme marocaine. Fatima avait, à peine, quelques années lors du décès de sa maman, survenu vers la fin des années 60 du siècle écoulé. Il s'agit là d'une jeune mère, brusquement disparue, et dont la famille ne détenait aucune photo souvenir. Cette lourde perte, qui lui avait, pendant longtemps, rongé le c½ur, était aussi le facteur principal ayant perturbé son enfance et l'ayant même empêché de trouver le chemin de l'école. Pour l'amour de sa maman, elle avait choisi Tabaâmrante comme titre, puisque sa maman est originaire de l' une des régions des Ait Baâmranes. Fatima est autodidacte et possède un vocabulaire amazigh important. Actuellement, elle fait partie des membres de l'Institut Royal de la culture Amazigh (IRCAM), et étudie, en parallèle, l'arabe et le français. Et avec l'aide d'un mari universitaire, c'est sûr qu'elle réalisera, Incha Allah, un grand succès au cours de ses études.
Source : maidenworks.com